Le projet

Un atelier de réparation coopérative sur le Bas-Chantenay

 

Un service d’accompagnement à la réparation

Cet atelier met à disposition des équipements et des outils, permettant la plupart des réparations des objets du quotidien.

Son intervention veut capter tous les objets qui ne trouvent pas de réparation « moins chère que le neuf ».

Il n’empiète pas sur les secteurs de la réparation professionnelle existants, tels que l’automobile, ou le gros électroménager, mais promeut un des axes majeur du réemploi : l’auto-réparation.

Il s’agit de conseiller, voire d’aider dans le cas de réparations mineures (ex : mauvais réglages, défauts de connexion électrique, vis manquantes…), pour lesquelles un diagnostic professionnel coûterai plus cher que la réparation elle-même.

Matériellement parlant et dans la logique de ne faire qu’avec du réemploi, on trouve à l’atelier une aide au diagnostic, la plus poussée possible, pour réduire au maximum le remplacement de pièce ou composant. De même, la recherche et la collecte de pièces détachées d’occasion est une priorité sur l’achat de neuf.

Dans cette logique, le service que propose l’atelier se décomposera en trois grandes phases :

1 – Aide au diagnostic de la panne : analyse de la panne, démontage de l’objet, recherche des défectuosités et description des défauts et/ou usures, suggestions de réparations possibles, relevé des caractéristiques des composants à remplacer ;

2 – Aide à la réparation effective : accompagnement à l’usage des outils adaptés, explication des fonctionnements des systèmes mis en cause, démonstrations de démontage-remontage ;

3 – Orientation vers les fournisseurs de pièces détachées ou réparateur locaux.

 

Un atelier spécialisé pour les vélos

Un accompagnement plus complet est proposé, dans le domaine des cycles (sans moteurs), là encore, sur les pannes les plus courantes, mais également sur l’ensemble des réparations possibles du vélo.

Cet axe de service est proposé dans le cadre d’une adhésion de l’association au réseau national l’Heureux Cyclage, à ses statuts, fondements et valeurs autour de la vélonomie.

Ce service constitue un stock de pièces détachées, issues du démontage d’épaves collectées ou reçues par l’association. Ce stock sert, à prix libre, pour l’approvisionnement des usager.e.s.

 

Un atelier de fabrication et de création

Parallèlement aux services, l’atelier permet au collectif d’adhérent.e.s de développer des activités secondaires en lien avec les cycles, telle que la fabrication de vélos bizarres, ou de carrioles, toujours à partir de réemploi et pour favoriser l’implication de nouveaux usager.e.s bricoleur.s dans l’action du collectif.

Dans tous les cas ces activités ne pourront produire que du bien collectif, que l’association gérera dans son utilisation, voire dans une valorisation économique au profit de projets collectifs.

 

Nos valeurs et objectifs

 

L’atelier veut être ouvert à toutes les personnes désireuses de réparer leurs objets.

De même, il souhaite promouvoir des valeurs de solidarité et d’entraide, d’antiracisme et d’antisexisme parmi les usager.e.s, dans ses activités quotidiennes et entre ses membres.

L’objectif du service d’atelier est d’apporter une plus grande autonomie face à la réparation, à un maximum d’usager.e.s, et les encourager dans une consommation réduite et améliorée des objets du quotidien.

Parce que l’autoréparation, le réemploi des pièces d’occasion et le recyclage des matières sont les maîtres-mots du projet, l’objectif collectif sera de promouvoir l’échange des savoir-faire.

 

Concrètement

Les adhérent.e.s s’engagent à accueillir les nouveaux usager.e.s de manière respectueuse et bienveillante, de la même manière qu’ils s’engagent à ne pas faire à leur place.

L’atelier sera également le support d’initiatives ludiques et de loisirs, afin de favoriser le lien social et l’interaction entre usager.e.s, ainsi que l’implication bénévole de nouveaux.elles adhérent.e.s.

 

Structuration et gouvernance

 

Un collectif d’individu.e.s coopératif

L’organisation du collectif vise à être coopérative, notamment pour garantir le maintien des valeurs sociales et environnementales du projet, face aux enjeux financiers et de l’emploi.

Dans cette perspective, la typologie des membres envisagée au démarrage du projet n’est qu’une suggestion d’organisation des responsabilités, qui doit être adaptée par l’usage de tous.

Conçu comme non lucratif, le projet économique global vise à être gouverné de manière transparente et bénévole. Pour autant, il prévoit l’emploi d’un permanent dès son lancement.

Ainsi, une place importante sera accordée au.x salarié.e.s, qui sera.ont associé.e.s à l’ensemble des décisions, en tant qu’initiateur, mais également en tant que pilote(s) de la pérennisation du projet.

 

Une association  puis…

Au départ et par défaut, le projet s’appuiera sur une association, mais dès la constitution d’un noyau d’adhérent.e.s responsables et co-porteureuses du projet économique, d’autres structurations seront examinées, notamment celle de la « coopérative de consommateurs de services ».

Ce groupe constitué en Conseil d’Administration ou de Direction pourra envisager l’évolution de la structure, que ce soit au travers de nouveaux services qui s’avéreraient pertinents dans la réalisation des objectifs initiaux de l’association, ou vers de nouveaux locaux, plus spacieux et à même d’accueillir un plus grand nombre d’usager.e.s.

 

Hébergement

Initié au sein de feu l’association Transformeurs, place Mendès-France à Bellevue, en 2013, l’atelier était hébrgé par la SAMO, dans un des locaux commerciaux de son parc d’habitat social à Bellevue.

Aujourd’hui, l’atelier de réparation est (re)ouvert au 30 boulevard de Chantenay, dans les locaux qu’occuppe l’association ETR*. L’atelier bénéficie de l’appui administratif et financier de l’association Twenty Douze (également hébergé sur le site d’ETR*), et ce jusqu’à la création de sa propre structure juridique.

Au regard du caractère précaire de cet hébergement, mis à disposition temporairement, l’atelier devra développer ses activités dans la perpective d’un changement de localisation, ne serait-ce qu’au regard des programmes urbains, qui prévoieront très certainement la destruction du site actuel.

Dans ce sens, le projet restera attentifs aux projets de cohabitation d’activités, qui mutualiseraient les espaces communs et de stockage, dans une perspectives de réduction des coûts immobiliers.

 

Économie et emploi

 

Pour le porteur du projet, l’objectif premier est de structurer son emploi de manière à initier, puis pérenniser la vie d’un lieu collectif, dédié à la réparation et son accompagnement.

Tout comme l’atelier vise l’autonomie de ses usager.e.s, le projet économique veut atteindre l’autonomie financière en vue de sa pérennisation.

 

Cotisations

Ainsi, le premier axe de financement se situe dans les cotisations des usager.e.s et adhérent.e.s, lesquelles proposent un échelonnement solidaire, fonction des revenus du foyer.

 

Ventes de prestations

Le second axe de financement se situe dans la vente de prestations, de productions, d’animations ou de services, dérivées des outils et compétences réunies au sein de l’atelier. Qu’elles soient mises en œuvre bénévolement et/ou par le salarié, elles devront globalement dégager des recettes permettant la vie de l’atelier, ainsi qu’une part du temps de travail du salarié.

 

Bénévolat et emploi

Par la suite, l’activité du salarié devra favoriser les apports volontaires des adhérent.e.s. Au-delà de leurs cotisations individuelles, les membres de l’atelier pourront accompagner bénévolement la réparation, créant ainsi d’autant plus de créneaux d’ouverture pour de nouveaux usager.e.s.

Ils pourront également participer à l’organisation d’animations festives, lors desquelles des recettes pourront être dégagées, de même qu’ils pourront engager bénévolement d’autres compétences personnelles dans une prestation au profit du collectif.

L’ensemble de ces recettes doit permettre d’affecter un maximum de temps de travail du salarié à l’encadrement et l’animation de l’atelier.

La création de nouveaux emplois sera probablement examinée par le collectif qui pilotera le projet d’atelier et sera fonction des résultats sur les premiers exercices comptables, des retours d’expériences des réseaux locaux et nationaux, mais aussi d’une perspective de pérennisation la plus fiable possible.

 

Subventions et aides à l’emploi

L’appel au soutien financier des collectivités devra être marginal, c’est-à-dire limité au démarrage de l’atelier (notamment pour l’embauche), puis à des activités ponctuelles.

Seul le fonctionnement global de l’atelier pourra recevoir le soutien des collectivités, dès lors qu’elles reconnaissent la capacité du collectif à affecter les fonds à sa convenance, y compris pour des actions dépassant le cadre des politiques locales.

Basé sur la contribution de tous les usager.e.s, le modèle économique à éprouver devra trouver son équilibre progressivement.

Dans un premier temps, il s’appuiera majoritairement sur les capacités de ventes du salarié (commercialisation de prestations rémunérées, prenant en charge des fonctions utiles et/ou du temps de travail pour l’atelier), ainsi que sur les éventuels soutiens au lancement de la collectivité.

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